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  Forum Franais

 
  #1  
24 Jan 2011, 04:45 PM
 
: n/a
Quatre termes ambigus





Quatre termes ambigus
La jiha, le makn, le hayiz, et le hadd
(Partie 1)


Voir : el usl e-lat ban alah el mubtadia madhhabuhum f e-Sift (3/73-78) du D. Abd el Qdir ibn Mohammed At Sf, qui, lorigine, est une thse universitaire s Doctorat.


Louange Allah, le Seigneur de lUnivers ! Que les Prires et le Salut dAllah soient sur notre Prophte Mohammed, ainsi que sur sa famille, ses Compagnons, et leurs fidles successeurs jusquau Jour des Comptes !


La jiha


Il existe trois coles autour du terme jiha :
1- Ceux qui ladoptent.
2- Ceux qui le refusent.
3- Et ceux qui prnent le dtail.[1]


Cette dernire cole est celle des traditionalistes qui sont fidles leurs principes envers les termes ambigus, comme nous lavons vu avec le jism. Ils taxent dinnovateurs les partisans de ces termes ambigus, et sattachent fidlement ceux qui sont lgitims par les textes. Cependant, ils ne rejettent pas pour autant ces termes ambigus dun seul bloc. Sur la forme, ils sont certes intraitables, car on ne rend pas un mal par un mal, dans le sens o on ne combat pas les rfractaires la rvlation avec des moyens qui sont contraires la religion.[2] Cependant, sur le fond, leur approche est dinterroger leurs partisans sur le sens quils leur donnent.[3] Ils les acceptent sur le fond condition quils soient conformes aux textes, sinon, ils les refusent catgoriquement.[4] Ainsi, une enqute minutieuse simpose, car, comme nous lavons vu, ces termes ont un double sens, et il ne serait pas pertinent den bannir un (le vrai) sou prtexte de bannir lautre (le faux), pour ensuite sombrer dans lextrme oppos et devenir soi-mme un innovateur.[5]


En fait, les ngateurs ne peuvent renier ouvertement les textes, alors ils ont recours une technique. Ils utilisent des termes ambigus afin de cacher leurs intentions ceux qui nont aucune exprience de leur vocabulaire. Puis, ils mettent en avant que leur ambition est dexempter le Seigneur de tout dfaut.[6]


Paradoxalement, ces innovateurs donnent des sens ces termes ambigus qui ne puisent leur origine ni dans les textes du Coran et de la sunna, ni dans la langue arabe. Puis, ils sen servent pour sinsurger contre le vrai sens de ces termes.[7]


Si cela est clair, sachons que les ngateurs ont malheureusement sombr dans cet extrme en bannissant sans forme de procs les concepts ayant un double sens. Des concepts comme lajiha (la direction), le makn (lendroit), le hayiz (la localit), et le hadd (la limite). Cest ce qui les a pousss contester des notions lmentaires que la prophtie a transmises aux hommes, mais qui, avant tout, sont conformes la nature humaine. Ils se sont ainsi rigs contre les preuves textuelles et rationnelles tablissant lun des points les plus essentiels du dogme, soit que, dot dAttributs parfaits, Allah est au-dessus de la cration. Puis, pour donner plus de crdit leur discours, ils crent un amalgame en imputant des grossirets aux traditionalistes. À loppose, un autre extrme sest constitu en acceptant outrance le termejiha ; soit en lui ajoutant des contours qui vont lencontre du dogme traditionaliste puisant sa lgitimit dans les textes scripturaires de lIslam, mais aussi de la langue arabe.[8]


Certes, les ngateurs lvent un front contre ceux qui lacceptent outrance, mais en balayant tout sur leur passage sans faire de dtails. Ils narrivent pas dgager le vrai quon peut trouver dans le discours de leurs adversaires. Cest ce qui les fait sombrer dans lerreur. La modration est donc de rigueur. Les traditionalistes, fidles leurs principes, en font leur cheval de bataille, et prnent listifsl.


Listifsl


Nous avons vu prcdemment, que si, sur la forme, le terme jiha est rejet pour dsigner Dieu, il incombe cependant, sur le fond, dinterroger sur ce quon entend par l. Cest ce quon appelle listifsl.


Mais tout dabord, faisons une mini mise au point. La jiha, selon les traditionalistes, peut soit faire allusion une chose existante (sens positif) soit une chose inexistante ou au nant (sens privatif). Il va sans dire quils pensent lexistence possible (la cration), non lÊtre ncessaire, en sachant quIl est spar de la cration. Pour tout ce qui existe en dehors dAllah, ils parlent de direction existante , et pour ce qui nexiste pas, ils parlent de direction non-existante .


Quand on dit quAllah est dans une direction, on peut vouloir dire quIl est dans une direction o se trouvent dautres existences (le Trne, les cieux), en sachant que tout ce qui existe en dehors de Lui entre sous lappellation de cration . On peut vouloir dire aussi quIl est dans une direction o ne se trouve aucune existence. Soit, tout ce qui est au-dessus de lUnivers et qui chappe aux lois de la cration (le nant).[9]


Allah est dans une direction


Si cela est clair, il est faux de dire quAllah est dans une direction, si on entend par l, une direction existante qui entoure le Crateur, et laquelle Il est tributaire. Toute existence en dehors dAllah est cre par Lui, le Crateur de toute chose. Cela veut dire que toutes ces choses sont dpendantes de Lui, non le contraire. Il est le Riche par excellence et Il na besoin de rien ni personne. En outre, ni Il nest lintrieur de Sa cration ni Sa cration nest lintrieur de Lui.


En revanche, il ny a pas de mal entendre par l quIl est sur Son trne au-dessus des cieux, et spar de Sa cration ; peu importe quon lexprime avec le terme direction ou avec un autre. Ce qui compte, selon la rgle, cest plus le sens quon donne aux choses que la faon dont on les exprime (el ibra li el man l li el mabn).[10]


Allah nest pas dans une direction


Il est faut de dire galement quAllah nest pas dans une direction, si on entend par l, quIl nest pas spar ni au-dessus de la cration. En revanche, il ny a pas de mal entendre par l quIl nest pas entour par la cration et quIl nest pas tributaire delle. Malheureusement, les ngateurs ne sarrtent pas l. Ils vont jusqu contester quIl soit au-dessus du Trne, et quIl soit spar de Sa cration, ou quIl descende le dernier tiers de la nuit. Ils contestent galement lascension de Mohammed (r) auprs de Lui, llvation vers Lui des bonnes paroles, la descente de Son ordre vers notre monde. Parfois, ils vont encore plus loin en disant quIl est ni spar ni intgr (ou ni localis) dans la cration. Ils Le comparent ainsi au nant ou, pire, limpossible. Parfois, enfin, ils sombrent dans le panthisme ou le monisme en lassimilant la cration et en disant quIl est partout.[11]


La voie mdiane


Ibn Tamiya nous offre le mode demploi pour garder la tte sur les paules. Il suffit de distinguer entre deux notions :
- La direction existante :qui Lenserre et qui Lentoure, sIl se trouve, par exemple, lintrieur des cieux. Dans ce sens, il est faux de dire quIl est dans une direction, car Il entoure et est au-dessus de toute chose.
- La direction non-existante :qui se trouve au-dessus de la cration et qui correspond au nant. Dans ce sens, il est juste de dire quIl est dans une direction, car rien ne Lenserre ni ne Lentoure ni nest au-dessus de Lui.[12]


Ainsi, il ny a rien au-dessus de la cration pour quon puisse dire que quelque chose lentoure. Il est le Trs-Haut, le plus Haut et Il nest pas dans une direction existante . Dans ce sens, il est faux de dire quIl nest pas dans une direction, mais il sagit dune direction non-existante . Il est donc plus salutaire de dcortiquer les intentions des uns et des autres sans rejeter le vrai ni accepter le faux qui se trouve chez ladversaire. Cest toute la difficult des termes ambigus quon les ait choisis dans ce but ou non. Lessentiel, en tout cas, cest de savoir quAllah est en haut, comme le confirme la prophtie.[13]


Les anciens ne saventuraient pas dire quAllah tait ou ntait pas dans une direction. Ils se contentaient dtablir quIl tait tabli sur Son Trne, au-dessus de la cration, conformment aux textes qui pullulent dans ce sens. Si on comprend de leur discours quils cautionnaient la direction , cest uniquement dans la mesure o ils nallaient pas renier les textes pour faire plaisir aux ngateurs ou pour chapper au pige des termes ambigus. Sils gagnrent le titre honorifique danthropomorphistes , cest grce leur fidlit aux Coran et la sunna. En cela, ils ntaient pas plus malheureux que le Prophte (r) et ses Compagnons (y) qui avaient eu droit au titre de sabens gnreusement octroys par les paens dantan.


À suivre






[1]Minhj e-sunna dibn Tamiya (2/321).
[2]Or, il est possible dutiliser ces termes hrtiques par condescendance, et si lintrt le rclame. Cest le cas par exemple quand on sadresse des personnes qui ne connaissent que ce vocabulaire ; voir : Minhj e-sunna dibn Tamiya (2/554-555).
[3]Dar-u tarudh el aql wa e-naql (1/254).
[4]Idem. (2/104).
[5]Idem.
[6]Dar-u tarudh el aql wa e-naql (1/275), et majm el fatw (13/304-305).
[7]Dar-u tarudh el aql wa e-naql (10/302-303).
[8]Minhj e-sunna dibn Tamiya (2/322).
[9]Idem. (2/323-324).
[10]Majm el fatw dibn Tamiya (5/299, 7/663-664).
[11]Idem. (5/299).
[12]Dar-u tarudh el aql wa e-naql (1/253-254).
[13]Idem.(6/210, 212-214, 237, 242-243, 258-260).

  #2  
24 Jan 2011, 05:00 PM
 
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BARAKA ALAHHO FIK
merci
  #3  
24 Jan 2011, 05:47 PM
 
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BARAKA ALAHHO FIK
merci
wa fik baraka Allah
  #4  
25 Jan 2011, 04:12 PM
 
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Quatre termes ambigus
La jiha, le makn, le hayiz, et le hadd
(Partie 2)


Voir : el usl e-lat ban alah el mubtadia madhhabuhum f e-Sift (3/73-78) du D. Abd el Qdir ibn Mohammed At Sf, qui, lorigine, est une thse universitaire s Doctorat.


Le makn


Le terme makn (endroit) peut renvoyer plusieurs sens, dont :


  • Ce qui recouvre ou qui renferme une chose de tous les cts.
  • Ce qui soutient une chose de sorte que sans lui, elle tomberait. Ex. : une terrasse.
  • Ce qui se trouve en dessous dune chose, mais sans dpendre delle, contrairement au cas prcdent. Ex. : lair en dessous du ciel, la terre en dessous de lair et des anges, le sol en dessous de loiseau.
  • Ce qui se trouve au-dessus de lunivers et qui peut avoir un sens privatif (nant).



Cest dans ce dernier sens quil faut comprendre quAllah est tabli sur Son Trne au-dessus de la cration, soit dans une direction non-existante.


Hassn ibn Thbit, le pote du Prophte (r), est lauteur des vers suivants :


Le Trs-Haut est en haut au-dessus du Trne
Son endroit est plus haut et bien plus immense


Il dit explicitement quAllah est dans un endroit au dessus de lunivers, l o il ny a aucune existence. Il sait pertinemment que, Riche par excellence, Il na besoin de rien ni personne, mais que cest la cration, le Arsh y compris, qui a besoin de Lui.


Listifsl


Si cela est clair, il ne nous reste plus qu demander quand ce terme est utilis (que ce soit pour laffirmer ou linfirmer), ce quon entend par l. On peut vouloir dire quAllah est dans un endroit dans le sens o il Le couvre et o Il dpend de Lui. Dans ce cas, nous Lexaltons dune telle reprsentation. On peut vouloir entendre par endroit, ce qui se trouve au-dessus de lunivers, en sachant quil ny a rien dautre que le Crateur. Lexistence se divise en effet en Crateur et crature ; si lon sait que le premier (existant) est distinct du second, il devient vident quau-dessus de la cration, il y a lApparent au-dessus de qui il ny a rien ni personne.


Peu importe que les innovateurs appellent cela endroit ou non. Lessentiel, cest de rester fidle aux textes conformment au consensus des anciens. Nous donnons foi aux Attributs divins indpendamment de savoir quels termes on utilise pour les dcrire. Nous attachons plus dimportance au fond qu la forme. Nous nallions pas renier une vrit textuelle uniquement parce quon a recours pour lexprimer un vocabulaire hrtique.


Lehayiz


Il incombe avant tout chose danalyser le terme hayiz ou mutahayiz (espace, localisation).


La dfinition du hayiz


A- Au niveau de la langue


Au niveau de la langue, le terme mutahayiz est le participe prsent du verbe tahayaza yatahayazu. Le hayiz, du verbe hz yahzu est ce quon entoure, rassemble, runi, rattache. Le hawz est la chose quon sapproprie, quon sattache, quon possde. Il peut dcrire galement laction damener dans le calme un troupeau de chameaux labreuvoir. Selon el Asma, quand on ramne le troupeau des pturages qui se trouvent loin de labreuvoir, on appelle la premire nuit sur le chemin du retour, lala el hawz.


On dit galement quun serpent se replie sur lui-mme (tahawwaz, tahayaz) ou que quelquun se tortille comme un serpent.


Le hayiz ou le haz sont les dpendances dune maison. Le hawza est un ct, inhz consiste scarter, dvier, lever le camp, retirer ses troupes du champ de bataille, ou les regrouper pour les rorganiser (battre en retraite), voire fuir carrment le combat.


Le point commun entre toutes ces dclinaisons et acceptions, cest que tous font allusion un dplacement, un changement de lieu ou de trajet. Tout ce quon peut dplacer dun endroit un autre (quand largent change de main ou quand il est thsauris dans un endroit) ou qui peut se dplacer par lui-mme (changement de propritaire) entre sous la dnomination de mutahayiz. Il nest donc pas possible, en regard de la langue, de dsigner ainsi une montagne immobile.


Shekh el Islmibn Tamiya souligne que, par extension, tout ce qui est recouvert ou entour par une chose existante, est qualifi de mutahayiz. Par rapport cela, les cieux, la terre, et tout ce qui se trouve lintrieur de lunivers est mutahayiz. En revanche, la partie suprieure de la cration, et qui constitue le toit de lunivers nentre pas dans cet ensemble. Si lon sen tient cette dfinition extensive du terme, nous pouvons dire que notre univers, dans son ensemble, nest pas mutahayiz, car il faudrait, pour cela, quil y ait un autre univers qui lentoure.


En outre, il est possible de dsigner de la mme manire la partie dun tout. On dit que les cts ou les diamtres dun objet sont mutahayiz.


Ainsi, mutahayiz sapplique aussi bien aux lments dune mme entit, qu ceux qui sont extrieurs cette entit, comme la maison ou le vtement dun tel. Nous avons le mme principe avec le vocable hadd qui tantt fait allusion aux limites intrieures et tantt aux limites extrieures dun corps ou dune entit abstraite, comme le primtre dun terrain ou dune maison, ou un ensemble de rgles. Cela dpend de quel point vue, on le considre. Dans les deux cas, le vocable hayiz convient selon sa dfinition extensive.


En rsum, le vocable hayiz sapplique deux choses :
  • Ce qui se dplace dun espace ou dun lieu un autre.
  • Ce qui est entour par un espace existant.



Notons que ce qui se dplace dun espace un autre est entour lors de son dplacement par un espace existant.


Si tout cela est clair, il devient vident quil ne convient pas de dire quAllah est mutahayiz si lon sen tient la stricte dfinition linguistique et ses nuances (ou implications) extensives du terme.


B- La dfinition du hayiz dans le vocabulaire thologiens du kalm


Les mutakallimns se permettent quelques dpassements par rapport la langue arabe. Dj, ils ne tiennent pas compte de sa dfinition linguistique (et extensive) selon laquelle tout ce qui est recouvert par une chose existante, ou ayant un espace existant qui lentoure est qualifi de mutahayiz. À leurs yeux, tout ce quon peut montrer du doigt et qui se distingue dune autre chose suffit pour entrer dans leur conception du terme ; peu leur importe quelle ne soit pas fidle la langue.


Ainsi, selon cette conception, tout corps est mutahayiz, en sachant que, pour eux, un corps dsigne ce quon peut montrer du doigt. En regard de cette dfinition, les cieux, la terre et tout ce quils contiennent sont mutahayiz, alors que ce nest pas le cas dans la langue. Quand ils parlent du hayiz, ils fontallusion tantt une chose existante (sens positif), tantt une chose inexistante ou au nant (sens privatif).


Ils vont encore plus loin, car, ils donnent au hayiz un sens plus large dans labsolu qu lendroit (makn). Ils se contentent en effet dattribuer lendroit uniquement des corps, tandis que le hayiz englobe, en plus des corps, les monades (jawhar fard). Ainsi, selon cette dfinition, tout endroit est hayiz, mais le contraire nest pas vrai. Le hayiz est le makn, serait donc deux choses diffrentes. Le second serait concrtement une chose existante, tandis que le premier serait lvaluation (ou ltendue) de ce makn. Tout lunivers serait ainsi dans un espace, mais pas dans un endroit. Lensemble des corps ne se trouve pas dans une chose existante, et, par consquent, nest pas dans un endroit, mais plutt localis, disent-ils.


À suivre






Dar-u tarudh el aql wa e-naql dibn Tamiya (6/249).
Minhj e-sunna dibn Tamiya (2/277, 356-357).
Idem. (2/145).
Voir : e-sihh del Jawhar (3/875-876), ass el balgha de Zamakhshar (p. 147), el qms el muht de Farz Âbd (p. 655), et el mujam el wast (p. 206).
Dans ce sens, nous avons le v. 16 de la s. Le butin.
Idem.
Majm el fatw (17/344).
Dans ce sens, nous avons les v. 186 et 229 de la s. La vache.
Naqdh ass e-taqds dibn Tamiya (2/118).
Minhj e-sunna (2/350, 555).
Idem. (2/555).
Idem.
Idem. (2/352-355). Pour sen assurer dans les rfrences des mutakallimns, voir : sharh aqid e-nasafya de-Taftzn (p. 39-40), et e-nibrs del Firrhr (p. 177,178, et 180).
Minhj e-sunna (2/355-356).

  #5  
26 Jan 2011, 09:48 AM
 
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  #6  
26 Jan 2011, 02:08 PM
 
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la 'ala el asaf i'tamadtu 'ala kitab eldhi yaqa'u fi thalatha mujalladat wa asluhu risala jami'ya 'unwanuhu

Voir : el usl e-lat ban alah el mubtadia madhhabuhum f e-Sift (3/73-78) du D. Abd el Qdir ibn Mohammed At Sf, qui, lorigine, est une thse universitaire s Doctorat

waffaqaka Allah li kulli kheir
  #7  
26 Jan 2011, 02:26 PM
 
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  #8  
26 Jan 2011, 02:51 PM
 
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wa fik baraka Allah
  #9  
29 Jan 2011, 06:55 AM
 
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Quatre termes ambigus

La jiha, le makn, le hayiz, et le hadd

(Partie 3)




Voir : el usl e-lat ban alah el mubtadia madhhabuhum f e-Sift (3/73-78) du D. Abd el Qdir ibn Mohammed At Sf, qui, lorigine, est une thse universitaire s Doctorat.




Listifsl




Si cela est clair, il ne nous reste plus qu demander quand ce terme est utilis (que ce soit pour laffirmer ou linfirmer), ce quon entend par l.




On peut vouloir dire quAllah nest pas localis en faisant allusion lune des dfinitions linguistiques du terme. Dans ce cas, nous disons oui, tant donn quIl est distinct de Sa cration et que rien ne lentoure. Compte tenu de la division de lexistence, prcdemment cite, entre Crateur et cration, Il ne peut tre mlang Sa cration, et donc non localis de ce point de vue.[1] Il nest donc pas permis de dire quIl est localis en faisant allusion ce sens-l.[2]




On peut vouloir faire allusion en parlant du hayiz aux cts ou aux limites dune chose, comme le veut lune de ses dfinitions linguistiques. Dans le cas dune cration, il est possible de dire que les limites de son essence ou de ses formes sont localises ou quelle est entoure par une chose existante. En revanche, il est faux de dire quAllah, qui est au-dessus de toute la cration, soit entour par une chose existante ntant pas comprise dans Son Essence. Tout ce qui est extrieur Son Être et qui ne fait pas partie de Ses Attributs fait partie de la cration. Si on entend par hayiz les limites ou la fin de lEssence divine, dans ce cas nous disons quon ne parle pas dune chose qui est extrieure Lui.[3]




Nous avons vu galement que, distinct de Sa cration, le Trs-Haut tait dans une direction inexistante. De ce point de vue, il nest pas possible quune chose puisse lentourer. Cependant, les dialecticiens sont tents de dire quon peut tre entour par une chose inexistante, pour pouvoir tablir la localisation de lunivers, bien quil nexiste rien dautre dans la cration. Cela voudrait dire quAllah serait dans une localisation inexistante qui nest rien dautre que le nant ! Dans ce cas, quelle est la diffrence entre dire quIl est dans une localisation inexistante ou quIl est Seul en haut sans que rien ne soit avec Lui ? Il est bien retir (munhz), spar, distinct de Sa cration. Son Essence nest nullement mlange celles des cratures. Si mutahayiz renvoie la distinction entre deux choses, alors il ny a aucun inconvnient dire quAllah est au-dessus de la cration et distinct delle, conformment au Coran qui est mme de trancher entre toutes les opinions divisant les hommes, mme les plus subtiles ![4]




L o nous voulons en venir, cest que les textes vont dans ce sens, sauf quils nutilisent pas le terme hayiz pour le dire.




On peut vouloir dire quAllah nest pas localis pour conforter lide quIl nest pas le Trs-Haut, ni le plus Grand, ni le plus Immense, qui par Sa Puissance, soutient le Trne et les anges chargs de le porter. Il va sans dire que cette conception est compltement errone. Aucune prophtie et aucun livre rvl na jamais avanc une chose pareille ![5]




Lehadd




La dfinition du hadd




A- Au niveau de la langue




Au niveau de la langue, le terme hadd (limite) est la frontire ou la barrire qui spare deux entits distinctes de faon ne pas les confondre, ou les mlanger, ou encore que lune ne dborde pas sur lautre. Cest une dclinaison du verbe hadda qui est laction de trancher entre deux choses en vue de les distinguer. Une limite est donc ce qui permet de distinguer ou de diffrencier entre deux entits diffrentes.[6]




Les anciens nont pas une position unanime sur la lgitimit de ce terme en parlant de Dieu, tant donn quils ne sentendent dj pas sur sa dfinition. Cependant, en regardant de plus prs, on se rend compte quen fait, leur position nest pas divergente. En voici la dmonstration.




B- La dfinition du hadd chez les anciens




1- Pour certains, il a le sens dihta, soit quon peut tout savoir sur le Seigneur de lUnivers. Nul doute quil est inadmissible de lemployer dans ce sens-l. Il va sans dire galement que les anciens ne divergent nullement sur ce point, car un homme faible na pas la capacit de cerner le Seigneur Parfait. Cest pour rejeter cette conception que certains traditionalistes ont refus le terme limite pour parler de Dieu, et ils avaient raison. Parmi ces derniers, nous avons Sufin e-Thawr, Shuba, Hammd ibn Zad, Hammd ibn Salama, Shurak e-Nakha, Ab Awna, Ab Dwd e-Tiylis, Ab Nasr e-Sijz, ibn Hibbn, e-Tahw, et lImam Ahmed selon lune de ses opinions.[7]

2- Pour certains, il sert distinguer le Seigneur de Sa cration et refuser tout mlange, incarnation, ou panthisme. Il devient obligatoire de laccepter dans ce sens. Toute chose dans lexistence se distingue par ses limites et sa grandeur ; ou, en dautres termes, chaque entit dans le monde concret se particularise par des attributs ou des caractristiques qui la diffrencient des autres.[8] il est inadmissible de le contester ici, car cela reviendrait renier lexistence de Dieu et Sa prsence. Cest dans ce sens quil faut comprendre les paroles des traditionalistes cautionnant la limite pour parler de Dieu, et ils avaient raison. Parmi ces derniers, nous avons Uthmn ibn Sad e-Drim, Abd Allah ibn el Mubrak, lImam Ahmed selon lune de ses opinions, el Khalll, Ishq ibn Rhawahi, ibn Batta, Ab Isml el Ansr el Haraw, Ab el Qsim ibn Madda, Qawwm e-Sunna el Asbahn, Isml ibn el Fadhl e-Tam, el Qdh Ab Yal, Ab el Hasan e-Zghn, el Hfizh Ab el Al el Hamdn, etc.[9]




Or, ces mmes savants ont la mme approche avec le terme limite que les Attributs divins. Soit, ils ne posent pas de question sur le comment et ne font aucune description son sujet, car ils savent que ce savoir relve du domaine exclusif du Seigneur. Nous comprenons mieux dsormais comment conjuguer entre le discours des anciens, qui, en ralit, ne se contredit pas. Si les uns lacceptent dans le second sens (2), les autres le refusent dans le premier (1). Contrairement aux ides reues, tous saccordent rester dans les limites du Coran et de la sunna.[10]




Notons galement que lImam Ahmed na pas deux opinions contradictoires sur le sujet, si lon sen tient lexplication prcdente.[11]




C- La conception du hadd chez les innovateurs




Les innovateurs ne reconnaissent aucune des deux dfinitions prcdentes du terme hadd, et ils le rejettent dun bloc sans tenir compte de la part de vrit quil renferme. Ils ont raison de refuser son premier sens (el ihta), mais ils ont tort de refuser son second, disant pourtant, quAllah est sur Son Trne au-dessus et distinct de la cration. Le renier dans ce sens-l, cest renier indirectement lexistence de Dieu.[12]




Cest ce qui pousse les traditionalistes se renseigner sur les intentions de celui qui parle de hadd (que ce soit pour laffirmer ou linfirmer). Ils tiennent compte des dtails que nous avons voqus plus haut. Ils acceptent donc quon infirme le premier sens et quon affirme le second, mais ils refusent le contraire (soit quon affirme le premier sens et quon infirme le second).




Problme




Dans son livre e-risla e-nsiha, lImm el Khattb pose une problmatique. Il reproche aux anciens dutiliser un terme comme le hadd qui na aucune prsence dans les textes. Puis, de se comporter avec lui comme avec les termes lgitimes (ex. : la Main). Cela consiste dire quAllah a une limite non comme les limites, de la mme faon quIl a une Main non comme les mains. Il nest pas pertinent ses yeux de faire un tel parallle, puisque le hadd na aucune lgitimit dans les textes, ce que les anciens eux-mmes condamnent. Se contrediraient-ils ?[13]




En rponse




Ibn Tamiya se charge de rpondre cette problmatique en plusieurs points, dont :




Personne na jamais soutenu que le hadd tait un Attribut divin. La limite ne sert nullement dcrire une chose, mais, nuance, la distinguer et distinguer par-l mme ses attributs des autres entits existantes.[14]




Ainsi, les anciens nont jamais avanc que le hadd tait un Attribut supplmentaire, mais ils sen servent pour, au contraire, confirmer des Attributs comme listiw, et confirmer une ralit que lhomme peroit de faon inne et lmentaire, et qui nest autre que lÉlvation dAllah au-dessus de la cration. Ce qui implique quIl soit distinct delle et non mlang elle. La raison saine ne soppose nullement lide que chaque chose dans lexistence des particularits qui lui sont propres, cela coule de source !




En utilisant le terme hadd, nos prdcesseurs parviennent ainsi tablir une vrit qui est confirme la nature humaine et la raison saine, sans pour autant, avoir besoin dajouter un nouvel Attribut ni de sortir des textes.




Depuis quand le Coran interdit-il de rfuter le faux par le biais dexpressions, qui, non seulement ne sopposent pas ses principes, comme nous lavons vu, mais, qui sont en accord avec eux ?[15]




Gardons lesprit que les anciens nauraient jamais eu besoin du terme hadd si les jahmites navaient pas prtendu quAllah tait partout et mlang Sa cration ! Ces derniers en effet refusaient quAllah puisse avoir une limite dans le sens, leurs yeux, o il serait partout, non au-dessus de lunivers. De deux choses lune, soit les jahmites disent quIl nest nulle part en ayant recours des subterfuges du genre Il nest ni lintrieur ni lextrieur de lunivers, ni. ni ; Soit ils disent quIl est partout, et assimil la cration ou que tout ce qui existe est en Lui. Cest ce qui obligea Abd Allah ibn el Mubrak affirmer quIl avait une limite, en rponse ceux qui refusaient de le dire pour en arriver lune de ces deux conclusions ![16]




Notons enfin que les anciens nayant pas utilis le terme limite pour une raison ou pour une autre, nont jamais contredit le sens quil renfermait et qui saccorde avec les textes et le consensus.




Wa Allah alam !













[1]E-tadmriya dibn Tamiya (p. 64-65).
[2]Idem. (p. 67-68).
[3]Naqdh ass e-taqds (2/119, et 130).
[4]Dar-u tarudh el aql wa e-naql (5/56-57).
[5]Naqdh ass e-taqds (la version manuscrite).
[6]Voir : e-sihh del Jawhar (2/462), et lisn el arab dibn Manzhr (3/140).
[7]Dar-u tarudh el aql wa e-naql (2/29-33).
[8]Naqdh ta-ss el jahmiya dibn Tamiya (1/342).
[9]Dar-u tarudh el aql wa e-naql (2/33-34, 56-60).
[10]Naqdh ta-ss el jahmiya (2/162).
[11]Idem. (1/433-330).
[12]Idem. (1/342).
[13]Ibn Tamiya rapporte cette problmatique dans Naqdh ta-ss el jahmiya (1/442).
[14]Idem. (1/442-443).
[15]Idem. (1/445).
[16]Idem. (1/442-443) ; lannale dAbd Allah ibn el Mubrak est rapport par e-Drim dans e-radd al el Mirrs (p. 34), et dans e-radd al el jahmiya (p. 162), Abd Allah ibn Ahmed dans e-sunna (1/175), et el Bahaq dans el Asm wa e-Sift (p. 427) ; nen dplaise certains contemporains, sa chaine narrative est authentique [voir : daf e-shubha el habashiya an Shekh el Islm ibn Tamiya (p. 71-75) de Murd Shukr Suwadn.]


  #10  
20 Mar 2011, 12:01 AM
 
: Feb 2008
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: 473
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baraka allaho fikom
  #11  
20 Mar 2011, 06:43 AM
 
: n/a

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baraka allaho fikom
wa fik baraka Allah

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