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  Forum Franais

 
  #1  
05 Dec 2014, 11:49 AM
 
: Jun 2014
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: 380
,Lapprentissage du Qourn et son enseignement, de l'imam Ibn Bads qu'Allh lui fasse misricorde

Lapprentissage du Qourn et son enseignement 1


D la plume de limam rformateur


'Abd El Hamd Ibn Bads 2
-QuAllh lui accorde Sa vaste misricorde-


Traduit de larabe par :
Abo Fahma Abd Ar-Rahmn El Bidj




Inciter lapprentissage du Qourn :

Daprs Outhmn Ibn Affn -quAllh lagre-, daprs le Prophte -prire et salut dAllh sur lui- : Le meilleur dentre vous est celui qui a appris le Qourn et la enseign . Rapport par El Boukhri dans le livre Les mrites du Qourn .

Commentaire : les volonts des musulmans pour lenseignement du Qourn et son apprentissage se sont affaiblies ces derniers temps. Car sont trop peu ceux qui le mmorisent. De ce fait, il appartient toute personne stant place pour orienter les musulmans dans leur religion de les motiver prendre soin de la mmorisation du Livre de leur Seigneur. Les crivains, eux aussi leur incombe daborder ce sujet pluriel. Lun pourrait le traiter du point de vue de la vertu du Qourn ; et lautre traiterait le ct de la slection des enseignants et des caractristiques requises chez eux, et un autre encore aborderait la mthode de lenseignement du Qourn, et un quatrime auteur sintressera lamlioration de la situation des enseignants et de la disponibilit des salaires. Chacun de ces thmes doit tre trait de faon plurielle, afin que cela effectue un changement dans la socit et que cala soit une opinion gnrale en soi ce sujet.

Et il nous suffit ce propos le chapitre des paroles rapportes et des hadiths que nous avons prcdemment cits. Le hadith susmentionn est explicite concernant le mrite de celui qui aura rassembl entre lapprentissage du Qourn et son enseignement autrui, quil est meilleur que les autres. Mais en vrit cette vertu lui sera confirme du fait que ce qui est dsign par lapprenant du Qourn , est celui qui laura mmoris, compris et pratiqu. Quant ce qui est voulu par lenseignant du Qourn , cest celui qui linculque quelquun dautre, le lui explique et loriente le mettre en pratique.

Si toutefois ce genre [dapprenant et denseignant] lou dans ce hadith, qui est meilleur quautrui daprs lattestation du Vridique que lon croit (le Prophte), est absent des ntres, ou qui est du moins quasiment absent, dans ce cas, ce qui nous est obligatoire, cest de nous efforcer le former (cest--dire, ce genre dapprenant-enseignant). Cest pourquoi nous avons invit les crivains sintresser ce sujet.

El Hfidh Ibn Hadjar a dit en vue de dmontrer la caractristique de bien contenu dans lenseignant et lapprenant du Qourn : Il ny a pas de doute que celui qui runit entre lapprentissage du Qourn et son enseignement se complte par soi-mme et complte autrui, il rassemble entre le profit qui se limite soi et celui qui englobe les autres, cest pour cela quil est meilleur, et il fait en plus partie de ceux quAllh a dsigns par Sa Parole : Et qui profre plus belles paroles que celui qui appelle Allh, fait bonne uvre et dit : Je suis du nombre des musulmans Foussilat (Les Versets Dtaills), V. 33. Lappel Allh saccomplit par diffrents moyens dont lapprentissage du Qourn, qui est le meilleur que tous les autres .

Ceci est le dire dIbn Hadjar. Ensuite il a stipul que le hadith prcdent ne dsigne pas celui qui est un pur lecteur ou rcitateur, ne comprenant rien de ce quil lit ou rcite aux autres.
Lloge faite celui qui pratique le Qourn

Daprs Abo Mo El Achar -quAllh lagre-, daprs le Prophte -prire et salut dAllh sur lui- : Le croyant qui lit le Qourn et le pratique est tel un cdrat : il a une bonne odeur et un bon got. Et le croyant qui ne lit pas le Qourn mais le pratique est tel une datte : elle a un bon gout, mais elle na pas dodeur. Et lhypocrite qui lit le Qourn est tel un myrte : il sent bon, mais il a un got amer. Et lhypocrite qui ne lit pas le Qourn est telle une coloquinte : elle na pas dodeur est son got est amer. Rapport par El Boukhr et Mouslim et autres.

Commentaire : le Prophte -prire et salut dAllh sur lui- a considr le bon got comme reli la pratique. Il a galement considr la bonne odeur comme un attribut de la rcitation. De ce fait, ce qui profite lhomme est bien videmment son uvre. Quant la rcitation elle seule [sans la pratique], elle nest pas profitable. Car, lhypocrite, lui aussi lit le Qourn, mais il sera quand mme au plus bas niveau de lenfer. Ce hadith indique aussi que la pratique du Qourn est rpartie en deux niveaux, dont le plus haut est de runir entre la rcitation et la pratique. Et il a aussi mentionn que lopposition aux injonctions et interdictions du Qourn recouvre deux niveaux infrieurs, dont le plus bas est de runir entre le fait de se dtourner de le mmoriser et le fait de dlaisser ce quoi il appelle.
Pratiquer le Qourn consiste comprendre ses sens. Cest ainsi qutaient ceux auxquels sest adress le hadith prcdent (les compagnons), du fait que le Qourn est descendu dans leur langue. Et cest pourquoi il na pas dit, dans ce hadith : Le croyant qui lit le Qourn, le comprend et le pratique . Car, citer la comprhension ces gens auxquels il sadresse serait du remplissage dont la rhtorique prophtique sen abstient foncirement.

O lecteurs croyants ! Recherchez les sens de ce que vous lisez [dans le Qourn], et appliquez ce que vous avez compris, afin que vous soyez un cdrat.
O croyants illettrs ! Interrogez les gens du rappel et de la science qui ont le savoir du Livre de votre Seigneur, et recourez la pratique de ce quoi Il vous a appel, afin que vous soyez telle une datte.

Par ailleurs, la comparaison faite entre le lecteur du Qourn pratiquant et le lecteur hypocrite montre que celui qui soppose ce quil lit est appel hypocrite. Et sans aucun doute, les hypocrites seront au plus bas niveau du Feu. Ils sont le plus vil type de mcrants. Nanmoins, nous trouvons parmi les gens ceux dont on ne diverge pas au sujet de leur foi, mais qui sopposent tout de mme ce quils lisent. Les savants ont dit que ce genre de croyants, leur hypocrisie sappelle lhypocrisie pratique ; ce nest pas de lhypocrisie relevant de la mcrance. On les appelle des hypocrites au sens figur parce quils ont un des caractres des hypocrites, qui est lopposition aux injonctions (du Qourn). Ainsi, le lecteur, quand il ne pratique pas ce quil lit dans Qourn, il est soit un hypocrite au sens propre soit un hypocrite au sens figur. QuAllh nous prserve ainsi que vous de lhypocrisie propre et figure, et quIl fasse que nous soyons de ceux qui rcitent Son Livre, sachant ses sens, et pratiquant ce quils ont compris.

Rprouver celui qui se vante par le Qourn et tire subsistance par son biais :

Daprs Abo Sad El Khoudr -quAllh lagre-, daprs le Prophte -prire et salut dAllh sur lui- : Etudiez le Qourn et invoquez Allh par son biais, avant que des gens ltudient en recherchant par son moyen [les jouissances] du bas monde. Car, le Qourn est tudi par trois types de personne : un homme qui se vante par son biais, un homme qui se nourrit par lui et un homme qui le lit pour la cause dAllh. As-Silsila As-Sahha : 258. Hadith rapport par Abo Oubeyd dans Fadil El Qourn, et authentifi par El Hkim et la mentionn dans Feth El Br : 9/82.

Commentaire : ce hadith rapport par Abo Sad est aussi rapport par dautres termes par limam Ahmed ; il y est cit sa fin : Et le Qourn se lit par trois types de personnes : un croyant, un hypocrite et un dprav. Le rapporteur qui la transmis dAbo Sad a dfini le terme fdjir (dprav) par celui qui se nourrit moyennant le Qourn. Ainsi, son dire dans la version dAbo Oubeyd : un homme qui se nourrit par lui (le Qourn) a le sens de fdjir (dprav) dans la version de limam Ahmed. Ce qui donnera alors le sens de mounfiq (hypocrite) cit dans lautre version, au dire du Prophte, dans la version dAbo Oubeyd : un homme qui se vante par son biais .

Ce hadith indique la rprobation de celui qui se vante par sa rcitation du Qourn. Et, notre poque, les rcitateurs tendent frquemment la vantardise avec leurs voix et la vanterie par leur mmorisation du Qourn. Notamment quand ils le rcitent en groupe et lunisson. Donc, que celui qui ressent cela en lui-mme fasse attention, et quil sache que le Livre dAllh est une guide (hidya) pour laquelle les curs shumilient, et les organes sy livrent.

Le hadith a galement indiqu la rprobation contre celui qui se nourrit par le Qourn. En effet, beaucoup de rcitateurs, notre poque, ne projettent par leur mmorisation du Qourn que de le prendre pour moyen afin de le rciter sur les morts moyennant argent. Et de la sorte, il ya aussi dautres objectifs purement mondains.

Toutefois, cette rprobation ne concerne pas celui qui peroit un salaire pour lenseignement du Qourn quand il le prend en contre partie de sa fatigue, et dy avoir mis du temps, sans pour autant prendre cet enseignement pour une activit purement matrielle. Un tel enseignant, sil dsire dtre pargn de cette rprobation, il doit plutt tre lui-mme pratiquant du Livre dAllh, et de tendre par son enseignement appeler les gens le pratiquer.

La finalit de lire le Qourn :

Daprs Ibn Mesod -quAllh lagre-, il avait lhabitude de dire : Le Qourn est descendu eux afin de le pratiquer, cependant, cest son tude quils ont pris pour pratique. Un des leurs rcite certes le Qourn de son dbut (ftiha) sa fin, sans faire chuter une seule lettre, pourtant il a fait chut sa pratique. Mentionn par Ath-Thalib dans son Exgse : 1/9.

Commentaire :

Ibn Mesod a rprouv celui qui fait de la rcitation du Qourn une pratique. Comment serait-alors le cas de celui qui fonctionne dans sa rcitation moyennant salaire et vend son uvre ?
Au fait, les Fouqah (spcialistes de la charia) ont diverg au sujet de lattribution de la rcompense (divine) pour celui qui lit le Qourn sans le comprendre ni le mditer. Ceci quand le lecteur vise la Face dAllh -Trs-Haut soit-Il- par sa rcitation. Car, la sincrit est une condition lgale pour lacquisition de la rcompense dans lau-del. Ainsi, celui qui rcite le Qourn sans le comprendre et moyennant salaire, est-il sincre envers Allh dans sa rcitation pour quon diverge au sujet de sa rcompense pour sa rcitation ? Enfin, nous avons entam une recherche au sujet des fadw3 ; mais une personne sagace lui suffira ce dont nous nous sommes contents de citer.

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1. Extrait du livre de limam Madjlis Ath-Tedhkr Min Hadth El Bachr An-Nadhr (Les assises du rappel tir du hadith de lnonciateur des bonnes annonces et des avertissements), pp. 206-209.

2. Une biographie de limam ibn Bads est disponible sur : http://www.tasfiatarbia.org/vb/showthread.php?t=11787 NDT.

3. El Fadw est un nom fminin, pluriel de fidya en arabe littraire, et de fedwa en algrien ; il signifie la rcitation du Qourn pour un mort moyennant argent. Cest une pratique hrtique (bida) largement rpandue dans les pays musulmans, notamment en Algrie. Elle est contraire lusage du Prophte -prire et salut dAllh sur lui-, de ses compagnons et des pieux prdcesseurs concernant la rcitation et la mise en uvre du Qourn. Lire ce sujet Ahkm el Djaniz wa Bidaouha (Les jugements relatifs aux funrailles et leurs hrsies), de limam El Albni, et Fatwa El Djaniz (Fatwas relatives aux funrailles), de lrudit algrien Ahmed Hammni, quAllh leur fasse misricorde-. NDT.


; 18 Feb 2017 04:12 PM

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